Archive pour la catégorie 'Parution'

La presse web veut-elle la peau des photographes ?

Monday 9 March 2009

40 euros. 50 euros. 80 euros (wow !). Qu’est-ce que c’est ? Des tarifs photo en Presse Quotidienne Régionale (PQR). C’est peu dire qu’un photographe de presse indépendant n’a pas intérêt à trop compter sur la PQR pour vivre… alors le web, nouvel eldorado, peut-être ?

jogging poulet

Il n’y a jamais eu autant de photos dans la presse qu’aujourd’hui ! Le Monde a même récemment changé de formule avec un peu plus d’iconographie tant sur le papier qu’à l’écran.

Les diffuseurs…

Seulement, peu ont envie de payer. Selon le site journalismes.info, Libération.fr « se fournit essentiellement avec le fil Reuters, parce que l’AFP est trop cher ». Sans doute mieux lôti, LeMonde.fr a développé « quelques partenariats avec des agences comme Magnum, l’AFP, AP ou encore Reuters » pendant qu’un « iconographe [est] chargé de sélectionner les photos. » En revanche, un icono du côté de LePoint.fr, ce n’est pas pour tout de suite : «chaque journaliste y sélectionne les images qu’il juge correspondre au sujet qu’il traite. »

Il est un autre site d’information qui brille par son absence de cet article : Marianne2.fr, pourtant devenu la mascotte des forums fréquentés par les photojournalistes. Il faut dire que Marianne2.fr, ne se gêne pas pour se servir dans Flickr sans demander l’autorisation. La plupart du temps, ainsi que le note Hughes Léglise-Bataille sur flickr, c’est tout à fait légal (pas génial pour les photojournalistes… mais légal) : les photographies choisies sont sous licence Creative Commons. Cela suffit même à combler d’aise quelques amateurs non dénués de talent.

…l’amateur…

Dans la course aux petites économies, les rédactions ont vite compris quel parti tirer de l’ego des amateurs : la publication d’une photo dans la presse reste une grande fierté. Et dans les faits, si les auteurs (amateurs ou non) des photos se plaignent parfois de vol, rien ne leur permet vraiment d’attaquer les sites concernés. En cas de plainte, il est aisé pour ces derniers de retirer l’image incriminée. Seule contre-attaque possible : qu’un huissier effectue un constat en bonne et due forme… c’est au moins 300 euros. Une simple capture d’écran ne suffit pas.

…et le stagiaire.

Lors de ma formation à l’EMI-CFD, je me suis retrouvé stagiaire chez Marianne2.fr. Joseph & moi en sommes sortis effarés : démission totale du rédac’ chef quant à la photo – nous étions transparents – , demandes de recherche d’images sur… google, j’en passe et des meilleures. Ce stage se devait d’être un partenariat enthousiasmant avec l’EMI-CFD, il n’en fût rien ! Et j’ai bien peur que d’autres rédactions soient parfois dans le même cas…

Résultat pour les sites qui « oublient » l’importance de l’image ? des sites parfois moches et tout juste illustrés… c’est un peu triste, non ?

L’avenir du photojournalisme passe par le web.

Je n’en doute pas une seule seconde ! Je devine même la disparition du papier… alors mieux vaut se préparer à vendre correctement ses images pour le web.

Vous avez entendu parler du Kindle d’Amazon dont la seconde version vient de sortir ? Pour le moment, ce n’est “que” du noir & blanc, idéal pour lire quelques articles et des livres, mais évidemment pas pour afficher des photos. Au vu de l’évolution rapide des téléphones portables, iPod et autres pocket PCs, je m’attends pourtant à l’arrivée prochaine de la couleur et de la haute-résolution sur ce type d’appareils. Et là ! quoi de plus facile : acheter son magazine en kiosque ou le télécharger dans le métro sur un unique appareil ?

Nous autres photographes verrons nos reportages publiés sur un outil à la croisée du web & du papier, avec les mêmes exigences que l’actuelle presse magazine. Les rédactions web ne pourront pas se passer très longtemps du talent des pros, lesquels méritent un salaire à la hauteur de leur travail, que ce soit pour le temps passé sur la préparation, la production, ou la diffusion de leur image !

Avis aux am’… avis aux rédactions web ! Pensez à nous.

[EDIT] Why do I give my photos away for free?

On vient de me présenter un intéressant point de vue sur la “gratuité” toute relative des photos. Cet article vu sur le blog de Lan Bui rejoint d’ailleurs quelques questions récentes concernant la manière dont certains sites web se servent sur Flickr.

Why do I give my photos away for free?

“You might be thinking “Wait… I have a blog and I don’t sell anything there! That is a non commercial website!!!” I say great!!! But… Let’s think about it for a second before we give it the stamp of approval… Do you have advertising on your website? If so you probably get paid for referrals or clicks (even if it is only $1 a month it is still money) and that makes it a commercial website. Ok, you have no ads on your website… Are you for hire? If so and your website promotes you, then indirectly it can make you money and therefore it is a commercial website. Not for hire and no ads? Great! I’m sure I can find some way of still saying you make money indirectly from your website but I’ll stop here, YAY you have a non commercial website!!!”

la suite sur http://lanbui.com/2009/01/23/why-do-i-give-my-photos-away-for-free/

Cauet à Strasbourg, ou le plaisir des voies détournées

Wednesday 4 March 2009

La pratique du photojournalisme n’est pas sans paradoxe. Alors que Jean-Marie a publié son sujet perso dans VSD, je n’arrive même pas à joindre Marc Simon, directeur photo de VSD, que ce soit par mail ou par téléphone.

cauet

Je n’arrive à obtenir que des commandes. Loin de m’en plaindre, cela reste frustrant : les rédac’ photos me font confiance, mais les quelques sujets que j’ai pu proposer (de l’Afrique à l’éducation en France) n’ont pas suscité grand intérêt pour le moment. Tout juste quelques encouragements polis. Alors je continue à creuser. De fait, j’ai beaucoup de mal à rédiger un synopsis qui se tienne, je ne sais pas pourquoi. Peut-être un peu trop attentiste ?

En attendant, c’est Virgin Radio qui m’a fait confiance début février pour suivre Cauet, parti se lâcher à Strasbourg. Pendant 24 heures, j’ai suivi l’animateur des coulisses à la scène. Boulot sympa, type agréable. Et finalement, je me retrouve dans VSD sans avoir rien demandé :

Cauet dans VSD

J’aime bien les voies détournées. Et maintenant ?

Les restos pour Télérama Sortir : un exercice à part.

Tuesday 24 February 2009

(galerie visible sur flickr)

Gmail étant hors-service ou presque, c’est le moment rêvé pour rédiger une courte note sur l’une de mes activités du mois de février : photographier bars & restaurants pour Télérama Sortir.

isse

Benoît m’en avait parlé il y a un ou deux ans comme d’un exercice intéressant mais, à l’époque, je n’avais pas grand-chose à aller montrer… Depuis mon stage au service photo de Télérama en avril dernier, mon book a évolué. J’ai notamment eu l’occasion de travailler en novembre pour Monocle qui m’a demandé de photographier quelques commerces de la Rue de Seine. C’est avec ce travail que je suis retourné voir Dominique Lefèbvre, rédactrice photo de Sortir.

C’est vraiment un exercice à part ! Les photographes se succèdent au rythme d’un toutes les quatre semaines. Ma première semaine s’est révélé chargée : trois restaurants un bar, deux portraits… Ça n’a l’air de rien, mais photographier un restaurant n’est pas si facile. Cerise sur le gâteau, j’avais peu de jours disponibles : week-end à Nancy pour les vingt ans de ma sœur, deux jours à Strasbourg pour la matinale de Cauet, un portrait de Luc Châtel pour Le Monde

Conscient d’avoir rendu un travail tout juste publiable, j’ai pris rapidement contact avec quelques amis & iconos pour un retour critique et comprendre ce qui a avait merdé. De fait, la seconde semaine s’est mieux passée, comme chez Issé, ci-dessus.

Cette semaine, c’est la quatrième et dernière. Elle est aussi chargée que la première, mais je suis bien plus serein…

C'est bon, je suis journaliste, maintenant ?

Monday 26 January 2009

Voilà, c’est décidé (depuis quelques semaines) : je demande ma carte de presse. Et quand on connaît les difficultés que peuvent parfois rencontrer les photographes pour l’obtenir… Eh bien, disons… j’ai pensé que ce ne serait pas mal, d’avoir quelques parutions à faire valoir.

Philippe Dupont

Ça m’amuse beaucoup de me retrouver dans la presse avec la FNAC pour Challenges, où j’ai travaillé quelques mois pour manger (ben oui, quand même). Aujourd’hui, je ne dispose même pas de quoi pourvoir à mes besoins en cas de galère, mon horizon budgétaire se joue à la semaine près, mais… putain, j’ai un super taf !

De Frida Hyvönen dans Monocle à Monsieur Taser France pour Le Monde, en passant par Augustin de Romanet pour Challenges puis… pour Le Monde, je rencontre vraiment pas mal de gens différents les uns des autres !

C’est ça qui me plaît dans ce métier. Bien sûr, en plus des histoires de budget, il y a aussi les galères de sujets perso que l’on n’arrive pas à placer ou à finir (ou les deux). Et bien sûr, les directeurs photos que l’on n’arrive pas toujours à joindre… Je pense notamment à quelques répondeurs que je connais par cœur. Et puis il y a aussi la semaine dernière, où j’ai progressé plus vite dans GTA IV que dans mes synopsis de reportage… que j’ai tout de même bouclé ce week-end.

Bon, allez ! et après ? Peut-être une joli parution comme celles de Jean-Marie, qui sait !

Allez, je file apprendre arabe & hébreu, moi…