Archive pour September 2008

"Rosebud".

Thursday 11 September 2008

Ce mercredi 10 septembre, Pierre Tusoni a été inhumé au cimetière de Lunéville. Je n’y étais pas, je travaillais (j’y reviendrai) mais mes pensées vont à ses proches.

Dans le genre mort à la con, ça se pose là. Un infarctus, à 31 ans !… dur. Malgré facebook et les e-mails, on ne s’était plus croisé depuis un moment, mais les souvenirs remontent vite. Un type flamboyant, flippé sur scène, comme ici lors des répétitions de Don Juan au théâtre de la Cuvette, à Nancy, en 2002. Et “Aux Suivants“, aussi… il avait réalisé un épisode n° 5 complètement dingue avec un défilé de Marilyn.

Son ‘wall’ facebook se fait désormais angoissant, on passe des “bon anniversaire” aux “repose en paix”, faisant même état de son admission à l’hôpital et puis… Tant pis. Un mec décalé & passionnant, c’est le souvenir que j’en garde :

Pierre Tusoni se prépare dans les loges de Don Juan

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"J'étais déçu, les violences étaient terminées."

Friday 5 September 2008

Le vendredi, c’est guerre.

Stanley Green entoure de Sebastien Baverel, Pomme Celarie, Antoine Doyen et Pierre Morel

Stanley Green entouré de Sebastien Baverel, Pomme Celarie, Antoine Doyen et Pierre Morel

Mais avant cela, j’ai rencontré jeudi le nouveau lauréat du tremplin de l’emi-cfd : Hughes Léglise-Bataille succède à Pierre Morel.

À 40 ans, il a commencé la photo il y a trois ans. Banquier, il a quitté son travail en juin. Courageux. Il me rappelle ces gens que je croise lors de mariage : malgré leurs salaires six à sept fois supérieurs au mien, certains me disent envier ma liberté (toute relative…). En janvier dernier, Hughes, quant à lui, avait d’ailleurs osé partir au Pakistan pour les élections : “je suis arrivé trop tard, j’étais déçu”, me dit-il. “Les violences étaient terminée.” Les élections reportées, il est reparti un mois plus tard pour les couvrir. Ses photos sont à découvrir sur son compte flickr.

Mercredi soir, j’étais agréablement surpris par la projection ! Après avoir été déçu par le manque de légendes et l’excès d’effet de la veille, j’ai pris plaisir à regarder les reportages projetés. Moins “chargée” que la veille, la projo laissait plus de places aux légendes et la musique était un peu moins déplacée. Aussi me suis-je laisser impressionner par l’agréable reportage de Chris Keulen sur le cyclisme en Afrique, ou les image de Luca Zanetti sur la guerilla de l’ELN, les derniers disciple du Che en Colombie.

Les autres reportages respiraient tout autant : musique & images étaient mieux associées. Ceci étant, je crois que, jeudi soir, j’ai fait une indigestion d’images. Après avoir revu quelques expositions au couvent des Minimes, je me rendu à la projection du Campo Santo. Arrivé à la moitié, j’avais envie de partir. Ce n’étaient pas les sujet en soi, mais plutôt le rythme de l’ensemble : reportages séparés par des rétrospectives sur Mai 68, l’agence Roger-Viollet ou le Figaro Magazine. Et surtout… j’ai vu trop d’images d’un coup. Je recommence à me poser un certain nombre de questions sur les mois qui viennent.

Ce matin, la conférence sur le journalisme en zone de conflit a bien entendu alimenté ce questionnement. Stanley Green (ci-dessus / photo : Rémy Cortin), Lucas Menget, Yuri Kozhyrev et Patrick Robert partageaient leurs expériences de la guerre. Y aller ou pas ? Qu’y laisse-t-on, qu’y amène-t-on… besoin irrépressible de rapporter les drames au reste du monde ?

Dimanche, je quitte Visa avec une check-list qui commence dès lundi… finis, les bras croisés. À Visa, j’ai rencontré les rédacteurs photos susceptibles d’être intéressés par mes récents sujets. Ne reste plus qu’à…

Photojournalisme, ou comment redécouvrir l'eau tiède.

Wednesday 3 September 2008

Premier jour à Visa pour l’image. D’entrée de jeu, à l’hôtel Pam’s, je me laisse surprendre : pourquoi tant de photographes équipés comme s’ils étaient venus photographier Beyrouth ?

Jean-François Leroy à la projection du soir au Campo Santo de Perpignan / photo : Antoine Doyen

Jean-François Leroy à la projection du soir au Campo Santo de Perpignan / photo : Antoine Doyen

Récupération de l’accréditation, puis je pars découvrir les expositions de Stanley Green sur la route de la soie, Jan Grarup et le génocide du Darfour.  Et quelques autres au couvent des Minimes : Yuri Kosyrev à Bagdad, Horst Faas et sa guerre du Vietnam… épatant. Beaucoup de noir & blanc et, parmi les reportages récents, une tendance parfois… chiante à la retouche : Photoshop se voit parfois un peu trop, les ciels, les ombres…

Relâche, lecture de book à l’ANI, je présente mes travaux à une icono, elle me dit ce qu’elle en pense. On évoque quelques pistes : à qui les présenter… à qui vendre. Je note. Et puis je retrouve les camarades de l’EMI-CFD, comme Pierre Morel, lauréat du tremplin l’an passé.

Mais il est déjà 19h et je n’ai pas encore compris ce qu’est le festival de Jean-François Leroy. En compagnie de Séb’ et Mison-Mison, ainsi que de Baptiste & Jeanne (Afrique In Visu) que je rencontre enfin, je file à la projection qui a lieu au Campo Santo. Comme beaucoup ici, j’ai lu les interviews de J.-F. Leroy dans la presse, le journalisme à défendre… ce genre de choses. Mais sur les écrans, le journalisme devient spectacle : musique tonitruante sur la retrospective AFP puis ces reportages qui défilent sur un écran gigantesque… ça balance bien, mais le son colle rarement aux images : je finis par croire que la musique n’est là que pour nous garder éveiller… ou le fait d’un monteur sourd ? Du coup, certaines histoires paraissent sur-vitaminées, d’autres sont presque gâchées.

Quelques sujets ressortent quand même : “Jeans Factory”, de Justin Jin, sur l’industrie du… jean en Chine. Et, contre la déforestation aux U.S., les éco-guerriers américains photographiés par Christopher Lamarca. La projection de ce mardi soir se termine par “La Turquie d’Est en Ouest”, photographiée par George Georgiou. Le sujet est pas mal, mais sans légendes, ne demandez pas à comprendre… et sans qu’il le veuille, ce sujet est présenté par l’organisation d’une sentence lénifiante : “aujourd’hui, en Turquie, l’urbanisation modifie les traditions, les coutumes”. Ou comment redécouvrir l’eau tiède…

VISA / On a croisé Philippe Lucas

Tuesday 2 September 2008

Après 8, 9 heures de routes, Sébastien, Nicolas-François et moi sommes arrivés à Perpignan ! Bien sûr, nous avons su nous reposer, comme ici sur l’aire de Valros, A75.

À deux pas de la gare, nous retrouvons à l’appart’ une bonne partie de l’emi-cfd : Pierre, Mylène, Yves, Nicolas et Carl sont déjà là. Visa pour l’image a commencé, c’est la première fois que j’y assiste. Que vais-je y voir, qui vais-je y rencontrer ? Ce soir, rencontre perso avec Heather, une icono de Seattle ; ça se passe dans le cadre des lectures de portfolio de l’ANI.

Ça commence super bien, des stars en pagaille ! Au retour de la supérette Casino, Philippe Lucas en famille, habillé comme son guignol. Ou l’inverse.

Ce qu’il fait chaud, ici…!

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